Nabil Farrag: Martyr, officier et héros 

24/09/2013

Je n’aurais jamais pu imaginer que des hostilités déchireraient ce pays, amenant les Egyptiens à se dresser les uns contre les autres y compris des Musulmans entre eux. Ceux qui ont choisi le chemin de la violence et de l’extrémisme sont maintenant opposés à ceux qui refusent de laisser la terreur régner en maitre dans notre pays.

Je n’aurais jamais pensé que des noms comme « Raba’a al-Adaweya», «Al –Nahda» et «Kerdasa» seraient à jamais en notre mémoire comme des lieux de carnage et d’horreur. Bataille après bataille, les Frères musulmans s’y sont retranchés, appelant souvent leurs amis du Hamas à venir à la rescousse, demandant aux palestiniens de se battre contre cette nation même qui a combattu pour leur cause pendant des années.

Général Nabil Farrag

Nabil Farrag n’a pas eu l’opportunité de célébrer sa promotion avec sa famille et ses amis. Il venait d’être élevé au grade de Général de division dans la police et d’être nommé directeur adjoint de la sécurité de Giza. Quelques jours plus tard, il a donné sa vie en combattant les terroristes.

Connu pour son exceptionnelle bravoure, Farrag n’était pas le genre d’officier à diriger ses troupes tout en restant à l’écart. Il était à la tète des forces de la police pour affronter le terrorisme. Et maintenant c’est un héros qui a donné sa vie pour protéger les enfants, les femmes et les vieillards. Il est mort sous le feu de tireurs embusqués dès les premières minutes de l’affrontement.

Il n’a pas donné sa vie pour rien, mais sa famille et ses collègues le regretteront. Les forces de police auxquelles il appartenait ne renonceront pas à combattre le terrorisme. C’est ce que voulait Farrag et ses collègues honoreront sa volonté.

Nous sommes tous partie prenante dans cette bataille et pas seulement la police. Ensemble, nous devons construire une culture pour résister et lutter contre le terrorisme. Nous pourrons y parvenir par le biais de 4 canaux de notre société.

Le premier, la famille, à même de développer la sensibilisation au terrorisme et d’aider à comprendre ce qu’est le terrorisme, le danger qu’il représente pour nos vies et pour la nation. Nous devrons expliquer aux enfants de quoi il s’agit et pour quoi il n’est pas toléré par notre culture ou notre religion.

Le second, l’école, qui doit intégrer dans son cursus l’étude du terrorisme pour une meilleure compréhension, en donnant des exemples, en se référant à l’histoire, en montrant les conséquences et en proposant une réflexion sur le thème de la lutte contre le terrorisme. Les manuels scolaires devraient également indiquer le rôle de l’Etat en ce qui concerne l’application de la loi et la nécessité que ce rôle soit respecté par tous les citoyens.

Le troisième, les partis politiques, qui doivent s’adresser aux jeunes lors de séminaires, les sensibiliser à ce problème, réfutant les arguments des terroristes et offrant des moyens pratiques de lutte contre le terrorisme.

Le quatrième, la culture, qui doit aussi se rallier à cette cause. Par le cinéma, le théâtre, les livres et les documentaires, nous devons expliquer ce qu’est le terrorisme et comment le combattre. Ce problème a déjà été abordé dans l’art, comme dans les films d’Adel Imam, Elham Shahin, Yousra, Madiha Yousri et d’autres.

En bref, combattre le terrorisme n’est pas seulement du ressort de la police mais également de nous tous.

traduit d’Al Youm 7

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